![]() Le
XIXe siècle voit également de très
belles réalisations, comme celles du Géant
de Nadar (6 000 mètres cubes, avec nacelle à deux niveaux)
et le fameux ballon captif de Giffard qui,
pendant l'Exposition universelle de 1878, montait
à 500 mètres au-dessus de Paris
en emportant trente passagers à chaque ascension. |
Les
ballons servirent également lors du siège de Paris, entre
1870 et 1871, pour communiquer avec l'extérieur
de la capitale. Soixante-huit ascensions eurent lieu et la plus célèbre
est certainement celle de Léon Gambetta,
alors ministre de l'Intérieur, qui réussit ainsi à
gagner Epineuse, puis Tours
où siégeait alors la délégation de la Défense
nationale. |
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Le
ballon libre ou captif, outre ses possibilités remarquables utilisées
par les scientifiques
et les militaires, est réellement devenu un sport aérien lors
de la 1ére coupe Gordon-Bennett en
septembre 1906. Le but de ce concours, ouvert
aux aéro-clubs de toutes les nations, était de parcourir la
plus longue distance. En 1912, le français
Maurice Bienaimé, à bord de
"La Picardie", couvre la distance
de 2 191 kilomètres en 46 heures et atterrit à Riga
(Lettonie), le décollage ayant eu lieu à Stuttgart
(Allemagne).Cette coupe, qui regroupa jusqu'à soixante-sept ballons à gaz, fut interrompue peu avant le début de la seconde guerre mondiale. Depuis 1962, une Semaine internationale du ballon libre est organisée à Mürren, dans l'Oberland bernois. |
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| Ainsi que nous l'avons indiqué,
le ballon à air chaud fut rapidement remplacé par le ballon
à gaz, mais la montgolfière est aujourd'hui revenue en force
Son renouveau actuel remonte à une cinquantaine d'années Vers
1950, des recherches effectuées pour le
compte du gouvernement américain relancent cette magnifique invention.
Sa réapparition serait liée à la guerre du Vietnam.
Les américains tentèrent, en effet, de trouver des solutions
permettant aux parachutistes de différer leur descente pour ne pas
tomber dans les lignes ennemies. Le principe était de munir le pilote
d'un petit brûleur alimenté par une réserve de gaz et
de réchauffer l'air situé dans la coupole du parachute. Le
temps de descente plus important permettait au parachutiste, avec des vents
favorables, de regagner ses lignes. Les essais furent très peu concluants, mais l'idée était lancée et, dès le début des années soixante, grâce aux matériaux modernes, les montgolfières du XXe siècle virent le jour aux Etats-Unis plus d'enveloppe en soie ou en taffetas, mais une enveloppe en nylon imprégné de polyuréthane, tissu fin et résistant, pesant de 40 à 50 g/m2. Ce tissu, comparable à celui utilisé pour la confection des spinnakers, permet un grand choix de couleurs qui personnalisent chaque ballon. Plus de feu de paille, mais un brûleur en acier inoxydable alimenté par du gaz propane liquide contenu dans des cylindres-réservoirs placés dans la nacelle (toujours en osier). |
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| Fédération Française d'Aérostation :www.FFAerostation.org | ||||