Historique Aérostation

1783... Les débuts de l'Aérostation

C'est le 4 juin 1783, après plusieurs essais concluants conduits depuis la fin de1782, que les frères Joseph et Etienne Montgolfier réalisèrent la première expérience aérostatique publique à l'aide d'un "globe" gonflé à l'air chaud. Ce premier aérostat, non monté, s'éleva jusqu'à une hauteur de 1000 mètres dans le ciel d'Annonay et préluda à l'âge du plus-léger-que-l'air.

Aérostation historique

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Le 19 septembre 1783, à la demande du roi Louis XVI,Etienne renouvelle l'expérience d'Annonay devant la Cour réunie à Versailles. Les premiers passagers sont un mouton, un coq et un canard.
Mais c'est au physicien et à , que reviennent l'honneur et l'audace d'avoir effectué le premier voyage aérien à bord d'une montgolfière. C'est le 21 novembre 1783 qu'a lieu à Paris le premier vol humain. Etienne construit une "montgolfière" de 2040 m3 contenus dans une enveloppe en soie de 20 mètres de haut et de 16 mètres de diamètre, comportant à sa base une galerie circulaire en osier dans laquelle embarquent les deux premiers aéronautes. Ce premier vol habité les portera des jardins de la Muette à la Butte aux Cailles. Après 20 minutes de vol, ils auront parcouru une dizaine de kilomètres.

Ce premier vol monté d'un ballon à air chaud fut suivi, quelques jours plus tard, le1er décembre 1783, du premier vol d'un ballon à gaz piloté par le physicien Jacques Charles et par Nicolas Robert. Parti du jardin royal des Tuileries à Paris, le ballon de 800 m3, rempli d'hydrogène effectua un trajet de 36 kilomètres en deux heures. Pour cette première ascension montée d'un ballon à gaz, Charles imagina presque tout le matériel aérostatique actuel : le filet, l'appendice, la soupape, le lest, et se servit d'un baromètre pour suivre les déplacements verticaux du ballon. Ce vol avait été précédé, le 27 août 1783, par le lâcher d'une enveloppe de soie (une sphère de 33 m3), que Jacques Charles eut l'idée d'imperméabiliser avec un vernis à base de caoutchouc.

De nombreux voyages et expériences eurent lieu dans les années qui suivirent. Le 19 janvier 1784 , "Le Flesselles", la plus grosse montgolfière jamais construite puisqu'elle atteignait 42 mètres de haut pour un diamètre de 24 mètres avec un volume de plus de 27000 mètres cubes emmenait, piloté par Pilâtre, six passagers dans sa galerie, dont Joseph de Montgolfier (la famille avait été entre-temps anoblie par Louis XVI).

L'aérostation devient à la mode...

L'aérostation devient très à la mode et de nombreuses œuvres d'art "au ballon" apparaissent, telles que lustres, assiettes, miroirs, chaises, éventails, boîtes à bijoux, gravures, etc. ... jusqu'à un jeu de société "le nouveau jeu des ballons aérostatiques à l'usage des esprits élevés".

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Les ballons à air chaud sont assez rapidement abandonnés au profit des ballons à gaz. La montgolfière tire en effet sa sustentation de l'air chaud enfermé dans l'enveloppe, moins dense que l'air froid environnant. Il faut donc, pour conserver l'aérostat en équilibre dans l'air, réchauffer périodiquement l'air de l'enveloppe.

A la fin du XVIIIe siècle, le procédé employé consiste à emporter à bord un foyer de paille et de bois. Quand on sait que l'enveloppe était constituée de soie et detaffetas, on imagine facilement que les risques étaient grands, de très nombreuses escarbilles s'échappant du foyer. Alors que l'enveloppe de la montgolfière est ouverte à sa partie inférieure pour faire pénétrer la chaleur du foyer, celle du ballon à gaz est complètement fermée, à l'exception de l'appendice qui permet l'évacuation du gaz quand le ballon est en surpression ; seule une soupape placée au sommet du ballon permet de libérer du gaz, et donc de descendre. A l'inverse, pour monter, on largue un peu de lest qui peut être du sable, de l'eau ou tout autre objet (par exemple des vêtements !). Le gaz utilisé alors était de l'hydrogène (découvert en 1766 par Cavendish) dégagé par la décomposition de l'eau sur du fer chauffé à blanc. Plus tard, on emploiera plus fréquemment du gaz d'éclairage ou de l'hydrogène provenant de la réaction de l'acide sulfurique sur de la limaille de fer.
La première traversée de la Manche par la voie des airs, de Douvres à Calais, fut réalisée le 7 janvier 1785 par Jean-Pierre Blanchard et le docteur John Jeffries à bord d'un ballon gonflé à l'hydrogène. Les vols se multiplient alors en Angleterre, en Italie et même aux Etats-Unis. Blanchard, qui fera une carrière internationale, réalise un voyage de 252 kilomètres, le 26 août 1785. L'enthousiasme est tel que les vols en ballon se multiplient.

De nombreux projets pour diriger les ballons à l'aide de voiles, gouvernails ou rames sont étudiés, mais aucun ne verra le jour.
En effet, un ballon est poussé par le vent et circule donc à la même vitesse et dans la même direction que celui-ci, comme un bouchon dans un courant d'eau ; un élément fixe quelconque, solidaire de l'aérostat, ne peut donc en rien influencer la marche de l'appareil. Dès 1794, les militaires français utilisent des ballons montés "en captif", c'est-à-dire retenus au sol par des câbles. "L'Entreprenant" contribue ainsi à la victoire de Fleurus, le 26 juin 1794, en donnant en permanence des renseignements sur les positions de l'ennemi. Devant ce succès, par décret du 10 brumaire an III, la Convention créé l'école nationale aéronautique de Meudon.
Le premier corps des aérostiers (aéronautes militaires) voit le jour. Au début du XIXè siècle, les ballons sont synonymes de fêtes.On en voit à l'occasion du mariage de Marie-Louise et de Napoléon en 1810, et aussi pour saluer le retour des Bourbons à Paris, quatre ans plus tard.

Le ballon possède quelque chose de magique : c'est un volume important, flottant dans les airs, sans bruit, et en général très joliment décoré. Ce tapis volant du XIXe siècle fut utilisé pour de nombreuses ascensions scientifiques. Dès 1803, à Hambourg, Robertson et Lhoest atteignent l'altitude de 7 400 mètres et procèdent à des observations sur le magnétisme et l'électricité. De nombreux scientifiques, tels que Gay-Lussac, Barrel, Bixio, Tissandier, Sivel, Croce-Spinelli, se serviront du ballon à gaz pour leurs expériences.

Les montgolfières du XXème siècle

Le XIXe siècle voit également de très belles réalisations, comme celles du Géant de Nadar (6 000 mètres cubes, avec nacelle à deux niveaux) et le fameux ballon captif de Giffard qui, pendant l'Exposition universelle de 1878, montait à 500 mètres au-dessus de Paris en emportant trente passagers à chaque ascension.

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Le ballon libre ou captif, outre ses possibilités remarquables utilisées par les scientifiques et les militaires, est réellement devenu un sport aérien lors de la 1ére coupe Gordon-Bennett en septembre 1906. Le but de ce concours, ouvert aux aéro-clubs de toutes les nations, était de parcourir la plus longue distance. En 1912, le français Maurice Bienaimé, à bord de "La Picardie", couvre la distance de 2 191 kilomètres en 46 heures et atterrit à Riga (Lettonie), le décollage ayant eu lieu à Stuttgart (Allemagne).

Cette coupe, qui regroupa jusqu'à soixante-sept ballons à gaz, fut interrompue peu avant le début de la seconde guerre mondiale. Depuis 1962, une Semaine internationale du ballon libre est organisée à Mürren, dans l'Oberland bernois.

Ainsi que nous l'avons indiqué, le ballon à air chaud fut rapidement remplacé par le ballon à gaz, mais la montgolfière est aujourd'hui revenue en force Son renouveau actuel remonte à une cinquantaine d'années Vers 1950, des recherches effectuées pour le compte du gouvernement américain relancent cette magnifique invention. Sa réapparition serait liée à la guerre du Vietnam. Les américains tentèrent, en effet, de trouver des solutions permettant aux parachutistes de différer leur descente pour ne pas tomber dans les lignes ennemies. Le principe était de munir le pilote d'un petit brûleur alimenté par une réserve de gaz et de réchauffer l'air situé dans la coupole du parachute. Le temps de descente plus important permettait au parachutiste, avec des vents favorables, de regagner ses lignes.

Les essais furent très peu concluants, mais l'idée était lancée et, dès le début des années soixante, grâce aux matériaux modernes, les montgolfières du XXe siècle virent le jour aux Etats-Unis plus d'enveloppe en soie ou en taffetas, mais une enveloppe en nylon imprégné de polyuréthane, tissu fin et résistant, pesant de 40 à 50 g/m2. Ce tissu, comparable à celui utilisé pour la confection des spinnakers, permet un grand choix de couleurs qui personnalisent chaque ballon. Plus de feu de paille, mais un brûleur en acier inoxydable alimenté par du gaz propane liquide contenu dans des cylindres-réservoirs placés dans la nacelle (toujours en osier).